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Les diplômés MCC : Charles Dauber - e commerçant - 5.0 sur 5 basé sur 2 votes

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"Travaillez, renseignez-vous avant de postuler. Il faut être sincère dans votre démarche. Et quelque chose d’encore plus important : appelez ! Montrez votre motivation."

 

 

Parlez-nous de votre parcours.

J’ai d’abord fait Sciences-Po à Bordeaux, en section éco-finance, incluant un an à Madrid. J’ai intégré MCC juste après, à l’époque c’était un DESS communication internationale option médias électroniques. J’ai ensuite intégré l’agence de pub « Saatchi & Saatchi », puis chez l’annonceur à « La Française des jeux » et « Disneyland Paris » où j’étais chargé de l’analyse des campagnes de communication dans le département stratégique.

 

Je me suis ensuite orienté vers le web, et j’ai intégré le département commercial du site Easyvoyage sur le marché espagnol. J’étais responsable du lancement de la version espagnole du site. C’est une régie publicitaire, c’est-à-dire que je proposais de la visibilité aux annonceurs dans le tourisme sur les comparateurs de prix et les espaces publicitaires. Après 2 ans et demi, j’ai été recruté par lilligo.com, le challenger d’Easyvoyage, pour diriger tout le département commercial européen. J’ai monté une régie publicitaire avec beaucoup de sites internet de voyage pour pouvoir recruter des agences médias, et fortement prospecter pour rentabiliser le site jusqu’à ce qu’il soit vendu à la SNCF. C’était une belle opération commerciale.

 

Ensuite, j’ai racheté un site web de gadget : Nodshop.com, c’était l’un des sites indépendants de gadget les plus importants (même si ce genre de sites sont des petites PME en général). Avec mon associé, nous avons mis à jour et migré le site sur Prestashop. J’y ai travaillé pendant deux ans puis, j’ai monté un site web de zéro, également sur la technologie Prestashop : youdoit.fr. C’est un site web qui a pour objectif de vendre, mais sur les marketplaces uniquement. Le site est accessible, on peut acheter dessus, mais nous n’avons pas dépensé un euro en marketing. Lorsque l’on a de l’argent disponible, au lieu de le dépenser en marketing et sur des opérations aléatoires difficilement prévisibles, on achète plutôt des produits et on s’arrange pour qu’ils soient mis en vente dans les deux heures sur Ebay, Amazon et sur les 16 marketplaces existantes. C’est une rupture complète avec la technique commerciale classique. On sous-traite tout le marketing aux marketplaces, c’est eux qui apportent du Traffic et des ventes. Je me concentre sur mon travail de commerçant, et sur le produit en lui-même. Aujourd’hui, mon cœur de métier c’est de choisir le bon produit. C’est un modèle intéressant, qu’on voyait déjà venir fin 2013, quand les marketplaces prenaient de l’ampleur. Aujourd’hui 37% des produits vendus en ligne le sont sur les marketplaces, cela devient un modèle prédominant, un canal de vente très important.

Mon site n’est plus qu’un des canaux de vente, au même titre que les autres marketplaces. C’est un business hyper-prévisible, avec une rotation des produits très fiable. Si un concurrent vend le même produit à 1euro moins cher sur Amazon, pas de problème : je continue à le vendre sur les autres sites. Le deuxième avantage est que j’ai aucune dépendance à Google, ni aucune dépendance technologique. Si mon site tombe, ou s’il est piraté, les produits sont toujours en vente, comme les points de vente sont décentralisés. J’ai donc une dépendance très restreinte au marché.

 

Le point négatif est que les clients ne sont pas à moi. Je ne constitue aucune base de données. Ce n’est pas un problème en soi, mais si je dois vendre ma société, elle ne comprendra pas de base de données client.

 

Avec quels types d'entreprises travaillez-vous ? 

Nous avons un contrat avec chacune des marketplaces. On utilise une technologie qui nous permet de synchroniser notre catalogue à chaque marketplace, dans des formats différents. C’est l’une des entreprises avec qui l’on travaille qui nous offre ce service. Nous sommes aussi en relation avec des transporteurs, comme nous vendons beaucoup à l’étranger. Et enfin, le 3ème type d’entreprise, ce sont nos fournisseurs de produits.

En quoi consiste votre métier ?

Mon métier c’est e-commerçant, mais c’est assez vague. Je travaille dans une PME, et je suis donc amené à toucher à tous les métiers de la grande distribution : achat, vente, logistique, comptabilité, marketing….  Dans une petite structure on arrive vraiment à toucher à tous les postes qui font les métiers de la grande distribution.

Quels sont les intérêts et les contraintes de l’entreprenariat ?

Tout d’abord, être son propre patron, c’est passionnant. On peut contrôler, maitriser totalement ce que l’on fait. Il n’y a aucune inconnue, et on peut comprendre chaque erreur comme on maitrise toute la chaine logistique. C’est très satisfaisant, d’autant plus que sur le web, tout est chiffré et mesurable. S’il manque une information, on crée un outil. L’autre avantage est que cela permet d’orienter l’entreprise dans la direction que l’on souhaite. En tant que petite PME, on peut décider de se lancer dans la vente vers les professionnels, et dans 5 ans cela peut rapporter des milliers de chiffres d’affaires à l’entreprise. Toute décision est fondamentale. On choisit vraiment son orientation.

En revanche, quand on monte sa boîte, même si l’on structure et que l’on arrive à créer des process automatisés, on est obligés d’être toujours présent. Il n’y a pas le confort de la déconnexion. On est dans l’obligation de se tenir au courant de ce qu’il se passe, et ce pour les 2 ou 3 prochaines années encore. Il y a aussi la dimension administrative : au début, on passe environ 1/3 de notre temps à faire des activités sans rapport avec le business en lui-même : des contrats, de l’administration. C’est très long, et très cher, car il faut souvent déléguer à des professionnels (par exemple pour la comptabilité). Cela amène à des objectifs financiers très importants dès le début, et ça peut être laborieux.

Étudiant MCC, quel parcours dans la communication ou le marketing imaginiez-vous suivre ?

En MCC, on était très incités à faire des projets. Dans la vie professionnelle, cette expérience se transforme en poste de chef de projet ou en entrepreneur. La voie qui m’a plu était l’entreprenariat, mais après une expérience en salariat tout de même. Je m’épanouis beaucoup, j’ai une grande liberté dans mon métier. C’est un projet permanent, avec toutes les étapes que cela implique : brainstorming, pousser les idées, budgétiser, trouver des financements…

Quel regard portez-vous sur la formation MCC aujourd’hui ? Gardez-vous contact avec certains camarades MCC ?

Ce que j’ai eu de meilleur à l’IAE, c’est un groupe de potes. Je suis toujours ami avec eux, et je travaille avec certains. On est toujours un groupe très soudé, on se voit toujours et on échange sur nos projets. Par exemple Quentin Dubois (lien interview) nous a beaucoup aidés pour Youdoit. On s’échange toujours beaucoup de conseils au quotidien.

En revanche, ce que je trouve dommage, c’est que c’est la première fois que je suis de nouveau en contact avec la formation MCC, alors que j’ai toujours été disposé à aider… Cette newsletter est une très bonne chose, car elle permet de laisser des traces. Avec mon groupe d’amis, on s’est toujours beaucoup aidé entre nous, mais à échelle personnelle. Au niveau de la formation, et inter-génération, il pourrait y avoir encore plus d’opportunités !

Pour conclure, quels conseils donneriez-vous aux étudiants sortant de MCC ?       

Un conseil qui pourra vous aider dans votre recherche de stage : Sur 1000 CV reçus, seulement 50 personnalisent la lettre de motivation. C’est fondamental. Travaillez, renseignez-vous avant de postuler. Il faut être sincère dans votre démarche. Et quelque chose d’encore plus important : appelez ! Montrez votre motivation. Pour l’anecdote, le 1er recrutement que nous avons fait chez Youdoit est quelqu’un qui nous avait envoyé son CV alors qu’on ne cherchait personne. Elle a rappelé une fois, puis deux, et nous avons fini par la recruter. Avec ce type de démarche, on peut créer son propre poste. Il n’y a aucune rationalité dans le recrutement. Il faut oser !

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